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# Posté le vendredi 01 mai 2009 13:59

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# Posté le vendredi 01 mai 2009 13:58

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# Posté le vendredi 01 mai 2009 13:58

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# Posté le vendredi 01 mai 2009 13:57

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# Posté le jeudi 30 avril 2009 15:06

Agression homophobe au centre de Paris

Agression homophobe au centre de Paris
Par Paul Parant mercredi 22 avril 2009, à 12h00
Plus de: Paris, homophobie, fait divers, Christophe Girard, Martine Billard, Centre LGBT de Paris Ile-de-France
Mise à jour 18h30. Trois hommes gays ont été victimes d'une violente agression devant la mairie du 3e arrondissement de Paris, lundi, provoquant l'émotion des élus locaux. Bertrand Delanoë a exprimé son «indignation».

Le Centre LGBT de Paris s'est ému, hier, d'une agression homophobe violente qui s'est déroulée lundi en plein centre-ville de Paris. Trois hommes gays âgés de 27 à 46 ans (un journaliste genevois et deux de ses amis parisiens) en ont été victimes alors qu'ils se promenaient devant la mairie du 3e arrondissement.

Quinze individus, âgés approximativement de 17 à 21 ans, les auraient alors pris à partie, les traitant de «sales pédés», les encerclant puis leur portant des coups de poings et de pieds.

Bande habituée des lieux
Selon les témoignages recueillis par l'association, les agresseurs étaient particulièrement haineux et seule l'intervention d'une patrouille de policiers du commissariat du 3e leur a permis de s'en sortir avec des blessures légères. En se dispersant, les agresseurs auraient proféré de nouvelles menaces en interdisant à leurs victimes de remettre les pieds dans le quartier.

Lorsqu'ils ont porté plainte mardi matin, les policiers de l'arrondissement leur auraient déclaré que la bande était habituée des lieux.

Lieux de sorties
Le Centre LGBT de Paris Ile-de-France demande aux autorités «de prendre des mesures spécifiquement adaptées à ce type de délinquance homophobe qui peut se produire à l'encontre de personnes LGBT mais également des femmes, dans ces arrondissements qui ne sont pourtant pas considérés comme des quartiers sensibles, mais comme lieux de sorties, en particulier mais pas seulement, des personnes LGBT».

Des élus de l'Hôtel de Ville se sont manifestés hier pour assurer de leur soutien les victimes et l'association, et ont souligné vouloir être vigilants sur les suites policières et judiciaires à venir. Christophe Girard, adjoint (PS) du maire de Paris, a transmis un message aux victimes, affirmant notamment que «cette situation n'est pas acceptable dans une capitale comme Paris». La députée Martine Billard (Verts) et des élus socialistes du 3e arrondissement ont fait de même. Des questions précises posées au préfet de police seraient également prévues pour le prochain Conseil de Paris.

Bertrand Delanoë «indigné»
Mise à jour 18h30: A la suite de cette agression, Bertrand Delanoë a exprimé mercredi son «indignation» et sa «vive préoccupation». «Cette violence haineuse n'a pas sa place dans une société civilisée» déclare le maire de Paris dans un communiqué, dans lequel il souhaite «que les coupables soient sanctionnés à la hauteur de la gravité de leurs actes». M. Delanoë y affirme son soutien pour les victimes et salue l'action des policiers du 3e arrondissement. «Paris restera vigilante, pour défendre et promouvoir, contre toutes les menaces, ses valeurs de tolérance et le respect de chaque identité dans notre vie collective», déclare-t-il. Le journaliste suisse, l'une des trois victimes de l'agression, sera d'ailleurs reçu à l'Hôtel de Ville demain, jeudi 23 avril.

# Posté le mercredi 22 avril 2009 15:56

Exclusion de don du sang: retour sur la plainte déposée par un gay

Exclusion de don du sang: retour sur la plainte déposée par un gay
Par Stéphane Corbin dimanche 19 avril 2009, à 17h21 | 1250 vues
Plus de: Alès, don du sang

Alexandre Marcel a entamé des poursuites contre l'Etablissement français du sang. TÊTU revient sur ses motivations et les enjeux de cette procédure.

On a refusé son don du sang parce qu'il est gay. C'est la raison pour laquelle Alexandre Marcel a porté plainte, mercredi, auprès du procureur de la République d'Alès. Quelques jours auparavant, ce décorateur de 28 ans, habitant d'un petit village proche d'Alès, avait voulu participer à la collecte organisée par l'EFS au centre communal de Bagard, dans le Gard. A la question «Avez-vous eu des relations sexuelles entre hommes?» du formulaire à renseigner, il répond : «Oui, relation fidèle depuis quatre ans et demie, test VIH négatif». Mais le verdict du médecin qui le reçoit est sans appel : son sang ne peut être collecté, en vertu de l'arrêté du 12 janvier 2009, signé par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, qui remplace la circulaire du 20 juin 1983 du professeur Roux, directeur général de la santé aux débuts de l'épidémie.

Cet arrêté, qui fixe les critères de sélection des donneurs de sang, prévoit l'exclusion permanente de dix-huit catégories de donneurs, dont les homosexuels. En revanche, les hétérosexuels ayant eu des pratiques à risque doivent simplement respecter un délai de quelques mois avant de donner à nouveau leur sang.

Une démarche individuelle citoyenne
A cette annonce, le sang d'Alexandre n'a fait qu'un tour. «J'ai été choqué d'apprendre qu'on me fichait, qu'on m'interdisait désormais un don de sang à vie parce que je suis homo» s'émeut-il. D'où ce dépôt de plainte, qu'il assume comme une démarche personnelle, plus que communautaire. Cette procédure est «celle d'un citoyen qui veut les mêmes droits que tous les autres» explique-t-il, comme celui de faire ce geste symbolique d'entraide qui peut sauver des vies.

Alexandre conteste notamment l'argument de l'EFS et du ministère de la Santé selon lequel le taux de prévalence (le rapport entre les gays ayant contracté le VIH et la population gay qui se fait dépister et qui répond aux enquêtes) est très élevé en comparaison de celui des hétérosexuels. Selon l'Institut de veille sanitaire, qui prend appui aussi sur les enquêtes des centres de dépistage, le Baromètre gay, l'Enquête presse gay et le Baromètre gay 2005, ce taux de prévalence est voisin de 15%, d'une proportion quasi identique aux autres pays européens aux méthodes similaires (entre 10 et 15%), alors qu'il n'est que de 0,2 % chez les hétérosexuels en France. Mais pour Alexandre «ces chiffres ne sont pas représentatifs» puisque ce taux est obtenu à partir d'enquêtes déclaratives qui ne concernent qu'une partie de la population homosexuelle (estimée par l'InVS dans les années 90 à 300 000 homosexuels actifs) et non sa totalité.

«Je n'ai pas le droit d'avoir de devoirs»
Pourtant, la méthode de calcul du taux de prévalence de l'InVS n'est pas contestée par les associations de lutte contre le sida. Pour preuve, l'InVS va lancer à la fin de ce mois l'enquête «Prévagay» (lire l'article du 17 avril) dans des établissements gays parisiens volontaires avec le soutien d'Act Up-Paris, Aides, Le Kiosque et Sida Info Service.

Cette question risque donc d'être encore largement débattue. Mais, selon Alexandre, le problème réside surtout dans la définition de la contre-indication permanente. Il préférerait la substitution de l'orientation sexuelle par le comportement individuel des donneurs. «Si je suis homo, que je n'ai pas de plutipartenariats, que je suis séronégatif, il n'y a aucune raison qu'on me refuse un don de sang si ce n'est une raison discriminatoire. Je n'ai pas le droit d'avoir de devoirs» explique-t-il.

Le centre n'a fait qu'appliquer la loi
Selon un proche du ministère de la Santé, contacté par Têtu, cette plainte n'appelle pas de commentaire par rapport aux positions de Roselyne Bachelot suite à la publication de l'arrêté de mi-janvier, confirmant cette exclusion du don du sang. «Le centre qui a refusé ce don n'a fait qu'appliquer la loi» s'est-on borné à nous répondre. Pour Luc Abratkiewicz. l'avocat d'Alexandre, au-delà de l'appréciation du principe de précaution, «la discrimination est constituée par le refus. Reste à savoir s'il y a un motif légitime?» D'autant que la législation française interdit toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, ainsi que la législation européenne et la Charte des droits de l'homme.

Selon cet avocat, l'arrêté ministériel contrevient à «la directive européenne de 2004 préconisant les critères médicaux d'exclusion du don du sang. Elle évoque le comportement sexuel mais jamais l'orientation sexuelle des donneurs. Ainsi, elle ne fait pas de distinction entre homosexuels et hétérosexuels, contrairement à la France» surenchérit-il.

La bataille est donc désormais juridique. Le procureur de la République d'Alès a désormais trois possibilités: soit il classe sans suite cette plainte, soit il la fait prospérer sur le plan pénal, soit il ne donne aucune réponse dans un délai de trois mois, auquel cas Alexandre devra saisir différemment la justice. Mais lui et son conseil affirment haut et fort ne pas vouloir «lâcher cette affaire et aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme s'il le faut». Autant dire qu'aujourd'hui se joue le premier chapitre d'une affaire qui devrait en comporter bien d'autres.

# Posté le lundi 20 avril 2009 17:13